56ème Étage...

Je viens de débarquer sur Paris pour un tout nouvel emploi, je ne connais pas du tout la capitale. Je le reconnais sans honte, la ville ce n'est pas ce que je préfère, c'est même loin, bien loin d'être mon élément. Je suis une fille de la campagne, naturelle, sans manières et tout cela m’effraie quelque peu.

Chaque jour sur le trajet je pense à ma phobie des ascenseurs et au fait que les bureaux dans lesquels je travaille se trouvent au 56ème et dernier étage de la Tour Montparnasse. Chaque nuit j'en fais des cauchemars et tous les matins j’en suis malade d’avance. J'aimerais parvenir à me guérir de cette phobie bien dérangeante. J'ai déjà lu des articles sur les vertus du plaisir et relatant tous les bienfaits des orgasmes vécus en situation de stress lors d'une crise phobique. Je demeure sceptique quant aux résultats...


Cela ne fait que 3 semaines que j'ai été embauchée dans cette start-Up, je vais bien finir par m'y faire. Je ne suis qu'une simple petite secrétaire certes, mais je compte sur mon caractère bien trempé pour m'aider à surmonter mes peurs.

Dès le premier jour j'ai remarqué un homme rempli de charme dégageant une aura assez incroyable, ses yeux sont bleus et ses cheveux bruns. Il m’attire terriblement mais ne se doute de rien.

J’ai cette facilité à observer les gens sans qu’ils ne s’en rendent compte, c'est assez amusant.

Je sais qu'il travaille au service informatique. Ce que j’aimerai, c’est que mon PC tombe en panne un de ses jours. Mais je ne veux pas d'un incident volontaire, non, je désire que la surprise soit réelle, pour lui comme pour moi, c’est tellement plus intense.

 


En venant ici j’ai dû échanger toutes mes petites robes « sages&sexy » contre des tailleurs plus «stricts », mon poste l'exige. J'ai à cœur de rester moi même, c'est très important pour moi, et puis je ne sais pas être une autre de toute façon. J'ai donc fait mes choix vestimentaire en conservant un brin de sensualité dans mes tenues.


Je suis également dans l’obligation d’attacher sagement ma chevelure. Elle qui adore pourtant être entièrement libre de ses mouvements. Je le regrette car c’est un atout charme, mais je ferai sans, mon sourire prendra un peu plus le relais.

Je ne sais pas du tout si cet homme m’a lui aussi remarquée, il ne m’a jamais parlé en tout cas. J’ai juste intercepté quelques regards vers moi, sans même qu’il ne s’en rende compte. En discutant avec mes collègues j'ai pu apprendre qu'il est lui aussi célibataire, mais je ne sais rien de plus le concernant.


Me voilà ce matin dans le hall pour me rendre au 56ème, pourvu qu’il y ait du monde... Jamais je ne serais capable de monter seule là dedans moi !!


Mon petit brun aux yeux bleus du service info est à mes côtés, nous sommes presque côte à côte dans l’ascenseur bondé de monde ce matin. A chaque étage ou presque un arrêt, les personnes, toutes très strictes et peu souriantes descendent au fur et à mesure. C’est fou comme dans cette ville les gens ne se disent pas "bonjour" et "au revoir" en montant et descendant ; chez moi c’est naturel, alors je continue, qu’importe les regards!

Étrangement, plus l’ascenseur se vide et plus vous êtes proche de moi, moi de vous.

J’avoue avoir tenté discrètement de me rapprocher, mais vous avez dû faire de même, car là, la distance est minime et ce n’est pas entièrement ma faute.

Des idées coquines me viennent en tête alors que nous ne sommes qu’au 35ème étage, j’ai la sensation que cela fait déjà des heures que je suis là, près, si prés de vous.


Les étages s'enchaînent et vous êtes maintenant tout contre moi, nos corps se frôlent.

A chaque arrêt, vous vous collez un peu plus fort encore. La dernière personne encore présente avec nous dans la cabine descend au 52ème.


Nous voilà seuls à présent dans cette cabine qui monte au 56ème, encore 4 petits étages…

Cela fait un bon moment que vous êtes tout contre moi, vos intentions ne me laissent plus aucun doute quant à vos désirs. Vous me plaisez tant que je me suis laissée faire, tentant même de m’appuyer un peu plus tout contre vous. Je ressens très clairement votre hampe tendue contre mes fesses.

Je suis follement excitée.

C'est à cet instant que la cabine stoppe son ascension dans un bruit tout à fait effroyable, ma respiration s'arrête net elle aussi. Je suis comme pétrifiée, transie de peur. Pourtant je sens mon nectar qui envahit peu à peu mon string qui se fait humide. Votre corps tout contre le mien semble me troubler bien plus que ma peur...

 

Je reprends mes esprits et réalise enfin que je suis dans l'ascenseur et quel meilleur moyen pour vaincre ses peurs que de ressentir du plaisir.

Faire de cette peur une excitation devient mon objectif. Ses effets apaisants seront les bienvenus.

Depuis l’arrêt de la cabine vous n’avez pas bougé, un petit Bip-bip se fait entendre, l’alarme sans doute, mais qu’importe, je ne l’entends plus. Je me retourne et me love dans vos bras, vous disant ma peur mais pas mon trouble, saurez-vous le ressentir ?

Vos bras m’enveloppent. Vous me dites de ne pas me faire de souci, que ce n’est rien, que vous êtes là et que de l'aide ne tardera pas à arriver.


Une voix se fait entendre dans l’interphone de secours, nous disant de ne pas paniquer. Elle nous explique qu’ils ont un problème et qu’il va nous falloir patienter au minimum une heure avant qu’un agent ne parvienne jusqu’à nous.

 

"OH...NON" dis-je tout haut. Le "Oh oui super je vais être seule avec lui" est quant à lui resté en moi. Mon beau brun est visiblement aussi ravi que moi.


Nous restons un bon moment à nous regarder sans dire un mot. Puis vous vous décidez enfin à glisser votre main sur ma joue, vos lèvres se rapprochent. Le baiser que vous m’offrez alors balaye les dernières sensations de peur encore présente en moi. Le désir qui m’envahit toute entière est en train de prendre leurs places.


Dans cet ascenseur en panne, votre regard me fait chavirer, vous me plaisez vraiment, mon désir s'intensifie. J'ai envie, envie de votre baiser, de votre regard. Je vous désire ardemment!

 

C’est comme si vous étiez parvenu à lire en moi, vous vous êtes plongé dans mes yeux avec tant de douceur, tant d’émotion que j’en reste sans voix. Heureusement qu’il y a cette force invisible qui nous pousse chaque instant un peu plus près l’un de l’autre.

Nous sommes comme deux aimants, irrémédiablement attirés l’un par l’autre, sans pouvoir de réaction. Vos lèvres se rapprochent encore un peu plus des miennes, plus rien n’existe autour de moi, de nous. Je suis coincée dans cette cabine avec vous, un homme qui me plait. Vos lèvres sont à moins de 5 cm des miennes. Quand enfin nous échangeons ce baiser tant désiré, je ne touche plus "terre". Je suis emportée par la douceur et la passion de cet échange.


Vos mains, très lentement, descendent le long de mes joues, glissent dans mon cou et trouvent refuge sur ma nuque. Je frémis sous vos doigts.

Vous ne dites pas un mot et pourtant je vous entends me crier tout le désir que vous éprouvez pour moi. Cette envie plus forte que tout de me faire l’amour dans cet ascenseur vous tenaille. Le tout sans plus vous soucier du reste du monde, mais seulement de nous, de nous seul, là, dans cette cabine.

 

 

Vous me plaquez avec force et douceur contre le miroir, j’ai le souffle court. L’envie se fait plus présente et plus pressante; mon ventre bouillonne, mes reins se cambrent et mon corps tout entier vous réclame.

Je n’ai plus qu’une envie, celle de vous glisser à l’oreille: "Viens, prends moi, là, maintenant !"


J’aime la façon dont nos corps se parlent et s’enflamment, je n’ai plus aucune crainte dans cet ascenseur. Le désir l'a remplacé, je ne pense plus qu’à vous et à notre plaisir. La façon dont vous me plaquez contre la paroi de cette cabine m’excite au plus haut point.

Je ne désire plus rien contrôler, j’ai seulement envie de perdre la tête sous vos assauts et que vous me preniez là, maintenant, avec force et passion !



Votre hampe durcit sous mes doigts, elle me tente. Je vous libère de votre pantalon et la caresse un instant, vous frémissez.

La réplique ne se fait pas attendre, je sens vos doigts qui écartent et se faufilent sous mon string déjà très humide. Ils s’introduisent au cœur de ma petite fleur impatiente. J’ai intensément envie de vous sentir en moi…

 

- "Prends-moi fort.."

 

A ces mots, vous me soulevez et me calez contre la barre d’appui, j’y dépose chacune de mes mains afin de maintenir cet équilibre incertain. La position est risquée mais qu’importe. Je gémis d’un plaisir foudroyant lorsqu'enfin vous me pénétrez. Brusquement, fermement, cela m’excite encore davantage.


Je savais bien que dans cet ascenseur ces trois petits mots auraient beaucoup d’effet sur vous, je l’espérais tout au moins. Vos coups de reins me malmènent… J’y prends plaisir, vos mains me maintiennent très bien, je sens l’orgasme qui monte en moi. Mon ventre se tend, mon dos se cambre un peu plus, mes jambes s’ouvrent et mes cuisses s'écartent autant que possible.

Je joue avec les contractions de ma petite fleur afin que votre hampe soit sa prisonnière. Je voudrais que les sensations soient plus fortes encore et que nous jouissions ensemble, d’un seul souffle, le plus longtemps possible...



Une petite alarme se fait entendre, je sors de ma léthargie.

Vous me dites que nous sommes au 56ème, votre sourire est complice, tout ceci n’était donc qu’un rêve... Mais un rêve délicieux et jouissif.

 

Mon instinct me dit que vous avez fait le même. Vivement une panne en fin de compte !

 

Julie Timorées, textes déposés, tous droits réservés.

 

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Commentaires: 6
  • #1

    stephane (mardi, 29 novembre 2011 03:57)

    tres jolie rencontre....

  • #2

    stephane (vendredi, 09 décembre 2011 17:57)

    tres jolie texte plein de sensualite pas vulgaire et tres herotique

  • #3

    Julie Timorées (samedi, 11 février 2012 16:06)

    Merci à vous les 2 "Stéphane", je suis ravie que cette petite ascension vous ait plu!
    Julie... tout sourire!

  • #4

    mohcin cavalier (vendredi, 22 mars 2013 12:20)

    beau texte érotique, bonne continuation

  • #5

    Jérôme (samedi, 30 mars 2013 16:41)

    Ah le fantasme de l'ascenseur qui se bloque avec une charmante personne, cela nous a tous troublés une fois au moins je pense...J'ai adoré la fin, ce n'était qu'un fantasme, une idée coquine sans doutes partagée, ce genre de pensées qui nourissent la libido au quotidien, le jardin secret de chacun d'entre nous...

  • #6

    Julie Timorées (mardi, 28 mai 2013 19:13)

    Bonsoir :)

    @ Mohcin cavalier, merci beaucoup!

    @ Jérôme, c'est fou tout ce qui peut nous passer par la tête durant une petite montée en ascenseur...
    ;)

Le préservatif est rarement présent dans mes récits mais il est très important de toujours vous protéger!

TOUJOURS !