Alicia dans un wagon du Puerta Del Sol...

19h55 gare d'Austerlitz.

 

Je dois me rendre à Madrid, sur mon billet il est noté voiture n°7 dans le Puerta del Sol. Cela me fait penser aux Portes du Soleil mais je ne suis pas certaine de la traduction.

Je souris en me disant que le nom de ce compartiment se complète parfaitement avec mon tempérament. Je me dis que c'est peut-être un signe du destin et que ce voyage va sans doute me réserver d'agréables surprises.

De peur que le train ne quitte la gare sans moi je cours rejoindre la bonne voiture. Me voilà toute essoufflée, décoiffée et les pieds très douloureux. Ce matin j'ai fait le choix de porter mes petits escarpins, ceux qui vont si bien avec ce pantalon. Ils accentuent ma démarche sensuelle, j'ai donc volontairement renoncé à porter une tenue plus pratique pour voyager. On ne peut pas tout avoir et d'ailleurs je me sens nettement plus en confiance habillée de la sorte. Je dois donc assumer.

 

C'est à cet instant précis que je te vois à travers la vitre, tu es sur le point de refermer la porte du wagon. C'est à peine si j'ai le temps de te glisser un « je voyage ici » accompagné de mon plus beau sourire, charmant et charmeur. Et nul besoin de me forcer, tu es de ce type d'homme qui me plait au premier regard, tu portes un long manteau de cuir noir qui te donne une allure follement sexy et l'air de rien, je te dévore des yeux.

Je suis ravie car tu me plais et qu'en plus je vais voyager avec toi !

 

En passant à tes côtés, je reconnais tout de suite ce parfum, ton parfum, il fait très

« mâle» et tu le portes à merveille !

 

C'est un réel plaisir de sentir ce souffle de désir m'envahir et c'est avec un enthousiasme non dissimulé que j'accepte ton aide pour monter ma valise dans le petit box. Et vu ma tenue, c'est préférable car mon petit haut ne résisterait pas longtemps si je devais lever les bras pour la hisser. Je n'y avais pas songé en le choisissant tout à l'heure. Tout comme je n'avais pas imaginé qu'il y aurait éventuellement une personne (toi !) en face de moi. De plus, ma poitrine se dévoile assez largement dans ce joli décolleté en col V.

 

Ta présence me trouble mais je ne laisse rien transparaître, je m'installe tranquillement en face de toi. Dans la précipitation de mon départ je n'ai pas pensé à prendre un livre pour passer le temps. Il ne me reste plus qu'à observer. Je me dois de reconnaitre que j'ai une vue des plus charmante sur cet homme et que cette vision est vraiment très agréable. Tu dois avoir 35 à 40 ans tout au plus. Tu portes des lunettes aux verres teintés qui ne me permettent pas de voir la couleur de tes yeux. J'imagine donc ton regard, je le désire doux et charmeur.

 

 

20h35, le train part enfin.

 

Tu es plongé, enfin en apparence, dans un magazine spécialisé d'Architecture, un de ceux qui ne circulent qu'en interne. Je t'imagine donc Architecte et créateur dans l'âme. Mon esprit s'égare un peu plus sans que je ne puisse rien y faire. Je crois qu'il en est de même pour toi car tu n'as toujours pas tourné une seule page de ton livre depuis mon arrivée dans le compartiment.

 

Peut-être que je te trouble? En tout cas il me plait de le croire. Je pense que tu ne te rends même pas compte que je t'observe. Tu me crois sans doute en train d'admirer les paysages qui défilent et pourtant il n'en est rien! Les hommes ont bien du mal parfois à savoir décoder le regard d'une femme, dommage pour toi.

 

Et moi qui suis là à t'observer avec pour seule envie de venir prendre place sur tes genoux. De goûter tes lèvres, de les découvrir. Je désire les apprendre pour mieux te donner du plaisir. J'en serais bien capable et d'ailleurs, je n'attends qu'un regard de ta part pour venir prendre possession de toi et de ton corps. Je t'imagine assez musclé, j'en suis même presque certaine, tu dois prendre soin de ton corps. Et voilà mon esprit qui s'égare encore en imaginant ton torse doux et ton sexe presque entièrement rasé, je suis toute à la passion qui m'anime quand tu te lèves...

 

L'espace d'un instant j'espère que c'est pour venir vers moi mais non, tu quittes le compartiment pour aller manger, me dis-tu d'un ton neutre.

 

Je me retrouve donc seule en me disant que je ne dois décidément pas te plaire car tu aurais tout de même pu me proposer de t'accompagner, au lieu de ça tu me fuis. C'est assez frustrant mais il en faut plus que ça pour me décourager car tu me plais vraiment et mes fantasmes, je crois que tu les représentes bien. Tu parviendrais sans mal à me combler, j'en ai la certitude.

 

Je n'ai pas du tout sommeil et pas faim non plus ; enfin pas de nourriture terrestre en tout cas. Je me décide donc à prendre mon courage à deux mains, j'y ajoute un soupçon de culot et je sors du compartiment d'un pas décidé pour te rejoindre dans le wagon-restaurant.

 

Tu es tout à ton repas, tu ne m'as pas vu arriver avec mon plateau. Tu sursautes quand je te demande si je peux m'asseoir en face de toi, ton regard semble perdu, comme déstabilisé.

Tu ne me réponds rien et là, je le sens, je te trouble et pas qu'un peu!

 

Je fais mine de partir mais tu te ravises aussitôt en te présentant timidement et m'invitant à prendre place. Tu t'appelles Antoine (j'aime bien ce prénom). Je te glisse doucement le mien, « Alicia » en t'offrant mon sourire.

 

Je ne me souviens plus de ce que j'ai mangé ce soir-là, nous avons conversé de tout et de rien presque naturellement, comme de vieilles connaissances. J'aime ce type de contact, ce feeling qui passe tout naturellement entre deux personnes ; petit à petit ta voix m'envoûte, je te souris et je ris, je suis si bien.

 

Nous réglons nos plateau-repas puis tout naturellement tu me laisses passer devant toi dans le couloir pour rejoindre notre compartiment, je sens ton regard sur moi. Tu observes mes formes et les mouvements de mon corps. Mes longs cheveux bruns qui dansent sur mes épaules en retombant tout le long de mon dos te captivent. J'aimerais tant savoir ce que tu penses à l’instant et si c'était réellement par galanterie que tu m'as laissé passer devant toi ou bien si tu as le désir de pouvoir me regarder à loisir sans que je ne puisse te voir ?

Une fois dans le compartiment, sans un mot, nous nous mettons sagement à préparer nos couchettes respectives pour la nuit. Il est temps de dormir et pourtant je n'ai toujours pas sommeil. Ce que j'aimerais c'est que sans un mot tu me prennes dans tes bras. Que tu me plaques ensuite tout contre la porte de ce compartiment et que tu m'embrasses avec fougue. J'ai la sensation que tu m'obsèdes et de ne plus penser qu'à faire l'amour avec toi, une vraie chienne en chaleur comme dirait certains.

 

Je me dis que je vais devoir provoquer un peu les choses avec toi et tenter une approche. Sous mes airs sages, très sages se cache une véritable petite coquine qui ne demande qu'à te découvrir. Alors l'air de rien je viens très légèrement me coller à toi tout en préparant mon lit ; une fois, puis deux fois avant que tu ne commences à saisir le message et fasses de même.

 

Nos frôlements sages et sensuels commencent à m'enflammer mais c'est ce moment que choisit le contrôleur pour vérifier nos billets. Son entrée nous fait rire, il n'est pas idiot et comprend vite ce qui est en train de se passer, il doit même en avoir l'habitude!

 

Dès son départ, je n'ai plus qu'une idée en tête car je n'en peux plus de ce petit jeu. J'ai très envie de toi et l'impatience me gagne, je te regarde et te souris. Tu es sur le point de dire un mot, mais mon doigt se glisse sur tes lèvres pour te faire taire et les miennes prennent sa place pour t'offrir une caresse du bout des lèvres.

 

Ce tout premier baiser, d'abord timide, prend bien vite confiance, nos langues osent et se lâchent. Elles expriment enfin leurs désirs, tes bras viennent m'enlacer et tes mains cherchent mes fesses pour me presser sensuellement tout contre toi. Plus rien ne compte autour de nous, nous voilà seuls au monde dans ce compartiment. Nos vêtements volent et s'éparpillent sur le sol.

 

Tu butines agréablement mon corps, mes seins durcissent sous tes assauts et j'ai envie de te faire goûter à ma petite fleur avant que tu n'ailles plus loin. J'ai le désir que tu la savoures de ta langue et que tu la lèches avec plaisir. J'aimerais que tu découvres une à une chacune de ses pétales. Comme une boîte que tu ouvrirais avec impatience pour chaque fois en trouver une nouvelle, juste un peu plus petite à l'intérieur. C'est sans cesse une nouvelle découverte et toujours une surprise qui se fait de plus en plus intense. Une sorte de magie s'est installée là entre nous et j'aimerais qu'elle dure toujours, comme suspendue à nos rêves et nos désirs.

 

Mes mains te guident vers mon pubis et mon bassin bascule vers toi. Tu comprends vite le message et ta langue commence à s'insinuer sans retenue aucune, tout d'abord entre mes grandes lèvres.

 

Toujours émerveillée je me laisse aller sous la chaleur de ta langue douce qui glisse maintenant entre mes petites lèvres. Mes gémissements se font plus forts, tes coups de langues plus précis et plus rapides, nos souffles ne font plus qu'un et j'aime m'offrir à toi de la sorte bel inconnu du Puerta Del Sol!

 

Tes mains fines comme celle d'un pianiste n'ont pas cessé de me caresser, elles viennent rejoindre ta langue. Tu es un homme doux et tout ce plaisir m'a presque fait oublier que je ne suis pas seule dans la vie. J'ai un homme qui me comble et pourtant me voilà dans ce wagon en train de savourer le merveilleux cunnilingus que tu m'offres. C'est un dessert exquis et la nuit ne fait que commencer, je sens que le sommeil n'est pas près de nous emporter avec lui mon cher Antoine.

 

Mon nectar inonde tes doigts et ta bouche s'en abreuve. Ta langue se fait dure et vient l'air de rien titiller mon clitoris impatient, tu joues un peu avec.

 

Tes doigts et ta langue abandonnent ma fleur pour remonter le long de mon corps. Tu me mordilles les seins au passage, tes lèvres s'attardent au creux de mon cou très sensible et je ne cesse de frissonner. Tout mon corps est brûlant d'envie et de désir. Il te veut toi et aucun autre, c'est bien malgré moi qu'un lien étrange est en train de se créer entre nous. Je crois que tu le sens également, cette complicité est rare pour deux inconnus et je me dis que nous étions peut-être faits pour nous rencontrer. Nos corps se cherchaient sans doute depuis longtemps. Il n'y a qu'à voir l'accord parfait de nos gestes et de nos désirs pour ne plus en douter. Tout cela était écrit quelque part et pourtant je ne suis pas de celle qui croit à ce genre de chose.

 

Nous n'avons pas encore fait l'amour pourtant j'ai déjà envie de te dire que je désire te revoir après ce voyage et que nous ne pouvons pas en rester là, que mon corps a faim du tien et que je suis liée à toi, sans le vouloir, sans le contrôler.

 

Je ne m'en suis même pas rendu compte lorsque tu m'as fait basculer sur une des deux couchettes. Je suis tellement absorbée par tout ce plaisir que je n'y avais pas prêté attention. Je me retrouve toute à ta merci, nue sur ce lit. Cela m'excite davantage encore.

 

Mes mains te découvrent, et comme je l'ai imaginé, tu es musclé, tu as très peu de poils. J'adore sentir cette douceur sous mes mains qui ont pris possession de ton dos. Elles glissent maintenant vers tes fesses que je sais d'avance fermes et musclées. À cet instant, tu décides de redescendre vers ma petite fleur et tu glisses ta langue le long de mon cou puis entre mes seins fièrement dressés puis sur mon ventre. Tes mains me caressent l'intérieur des cuisses puis viennent se placer sous mes fesses pour me soulever et porter à nouveau ma fleur à tes lèvres.

 

C'est avec un brin d'agacement que je te sens t'égarer sur mes cuisses alors que je n'ai qu'une envie, c'est de sentir ta langue, douce langue, laper avec désir ma chatte qui ruisselle d'envie de toi. Tu as sans doute le désir de m'entendre te supplier de venir combler mes envies ou bien que mes mains te guident avec force et douceur à venir enfin prendre ma fleur, me butiner. Car c'est vrai, c'est de ça dont j'ai envie mais pourtant je me retiens de parler ou d'agir. Seul mon corps trahit mes désirs, c'est lui qui se cambre pour venir à ta rencontre. De mon côté, je te repousse intérieurement car je désire que cela soit toi qui succombe en premier. Je souhaite que tu viennes sans plus pouvoir te contrôler me lécher, me sucer. Libérer mon clitoris, le titiller et le faire enfin exploser pour un orgasme dévastateur qui me laissera le souffle coupé.

J'avoue que je pensais que tu me laisserais dans l'impatience plus longtemps mais voilà déjà ta langue qui prend le contrôle et qui me procure un plaisir inouï, grandiose. Sous ta langue experte l'orgasme m'emporte avec une rare intensité.

 

Ta hampe est pleine d'envies, des envies que je désire assouvir. Je te guide sans un mot pour que tu viennes me prendre là sur cette couchette de train.

 

Ton sexe a vite fait de trouver le chemin, je suis tellement excitée que tu me pénètres sans aucune difficulté. Je sens mon ventre qui t'accueille avec plaisir, mes chairs se dilatent sous tes assauts et épousent les formes de ta queue, ma fleur t'aspire. C'est un délice de te sentir aller et venir en moi de la sorte, j'aimerais que jamais cela ne cesse, mes gémissements sont de plus en plus bruyants. Tu me maintiens dans cet état semi orgasmique pendant de longues minutes à tel point que je suis incapable de te dire si oui ou non j'ai joui durant tout ce temps. Si c'est le cas, alors c'est la première fois qu’un homme me met dans cet état-là.

 

La jouissance monte en toi, elle te prend les reins. Je te sens frémir, ton sexe en moi change et dans un long râle tu jouis. Je sens ta semence qui gicle dans mon ventre, c'est délicieux. Un nouvel orgasme me terrasse à mon tour, ma jouissance est longue, tu es un véritable magicien toi tu sais !

 

Je m'assoupis un instant mais tu n'en as pas fini avec moi, tu es déjà en train de te faufiler entre mes cuisses pour venir recueillir ce qui t'appartient un peu en fin de compte. Sans que je n'aie le temps de réagir, tu es à nouveau en train de caresser mon clitoris encore tout gonflé par tant de jouissance.

 

Ce coquin-là est gourmand, il te laisse jouer un peu plus avec lui. Moi je ne peux qu'accepter. Tu t'y prends si bien que mon bouton d'amour fond sous ta langue. Tu lui infliges des caresses comme jamais il n'en a reçu et un nouvel orgasme va m'emporter. Tu es un amant merveilleux, des mots jaillissent de ma bouche, je te dis que j'aimerais te revoir, mais est-ce que je le pense vraiment? N'est ce pas tout ce plaisir que tu m'offres qui me fait perdre la tête?

 

L'orgasme s'empare de moi, il m'aspire et me chavire encore. Je suis comme dans le brouillard mais je sens tout de même tes bras tendres qui viennent prendre mon corps tout contre le tien et me berce doucement.

 

Cher Antoine tu as su m'apprivoiser et nous nous endormons finalement dans les bras l'un de l'autre, presque avec complicité tant mon corps épouse le tien naturellement.

 

La nuit que tu m'as offerte était magnifique, je me sens presque triste en pensant que je ne te reverrai sans doute jamais et que nous allons nous quitter sur le quai de la gare au petit matin.

 

 

A mon réveil, tu n'es plus lové contre moi dans la couchette, je ne t'ai même pas entendu te lever. La déception m'envahit, et si tout cela n'avait été qu'un rêve? Le fruit de mon imagination? Mais pourtant non, il y a un plateau de petit-déjeuner posé juste là et une enveloppe avec mon prénom dessus. Je me sens soulagée, je me redresse légèrement sur cette couchette pour me saisir de tes mots. Je fais durer l'attente en ouvrant lentement et avec délicatesse la missive que tu m'as laissée.

 

Tes mots me disent tout le plaisir que tu as eu lors de cette rencontre mais qu'il te serait trop douloureux de me dire adieu, que tu t'en excuses et qu'il ne faut pas que je t'en veuille car tu ne t'en sens pas la force. Tu as ressenti un sentiment très fort, bien au-delà du simple désir, tout aussi fort qu'il ait été.

 

Tu me laisses l'adresse de ton cabinet d'Architecte avec un numéro de portable où je peux te joindre quand je le souhaite. Tu me laisses le choix des armes me dis-tu, c'est à moi de choisir si je veux ou non que l'on se revoit.

 

A cette lecture, mon visage s'illumine, je rayonne et je souris en me disant que l'aventure ne fait que commencer.

 

Mon séjour à Madrid ne doit durer que 5 jours mais d'ici à mon départ, qui sait ce que mon cœur va m’amener à faire ?

 

 

~~~~~~

 

 

Ces cinq jours passés à Madrid m'ont semblé être une éternité. Il n'y a décidément rien à faire. Le jour comme la nuit toutes mes pensées reviennent vers lui. Je ne parviens pas à me séparer du souvenir de son parfum.

 

La douceur de ses mains et de son regard, son sourire, tout me hante. Il fait partie de moi désormais et ce petit voyage d'affaire devient une torture. Je n'ai qu'une seule envie, celle de le revoir. Mon train de retour n'est que ce soir. Et si j'osais ?

 

Je suis la seule à pouvoir le contacter, j'ai son adresse ici à Madrid ainsi qu'en France. Antoine lui ne connaît de moi que mon prénom: Alicia. Je ne crois pas lui avoir dit que je vis dans la même ville que lui ; en fait je ne lui ai rien dit de moi ni de ma vie, il ne sait rien, strictement rien.

 

Notre rencontre a été bien au-delà de ça et en une seule nuit nous avons été conquis l'un par l'autre, enfin pour ma part c'est certain.

 

C'est un sentiment d'amour que je sens naître en moi seconde après seconde, il éclot tout doucement. Je sais si peu de lui, pourtant cet homme sensuel et plein de charme a su m'aimer comme jamais. J'ai ressenti tant et tant de plaisir dans ses bras au cours de cette seule et unique nuit passée à ses côtés que cela me paraît irréel.

 

Jamais je n'aurais pensé avoir le courage d'aller au bout de mon désir. J'ai trompé mon mari et je ne le regrette pas un instant. La jouissance fut telle qu'elle efface tout remords et tout éventuel regret. Aucun sentiment de culpabilité ne me ronge et je n'ai qu'une envie, c'est de le revoir pour lui faire encore l'amour.

 

Je brûle de lui donner du plaisir bien plus que d'en recevoir. C'est comme une obsession. Je viens de passer les quatre dernières nuits à ne penser qu'à lui, à me caresser et à jouir pour lui.

 

Au simple souvenir de ce voyage, des papillons s'emparent de mon bas-ventre. Ils virevoltent et me rendent folle d'excitation. C'est contradictoire cette envie, car ce soir, je reprends le train et demain je retrouve mon homme. Nous ferons alors l'amour, totalement comblés par nos ébats et nos jeux érotiques.

Comblée..., pourtant là, c'est bien moi en train de me saisir de l'annuaire. Vite, les pages jaunes, les Architectes de Madrid, vite, vite !

 

Antoine à deux cabinets d'Architectes car il fait sa vie entre la France et Madrid.

 

L'adresse trouvée, je suis mon instinct et sans réfléchir j'attrape mon sac à main pour prendre la direction du métro.

 

Son cabinet se trouve "Plaza de la Puerta de Moros" près de la station "La Latina". Je m'imagine déjà faisant l'amour sur sa planche à dessin. Aie, aie, aie, mais que m'arrive-t'il ?

 

Je marche à vive allure et d'un pas bien décidé, prête à conquérir cet homme et à prendre des risques pour lui.

 

Maintenant que j'ai cédé à la tentation une fois, il va m'être difficile de ne pas renouveler l'expérience, cet amant-là est si doux et si attentionné. Je le veux, là et maintenant !

 

Un caprice, je crois que c'est un caprice qu'il peut très bien me refuser d'ailleurs. J'en ai parfaitement conscience mais qui ne tente rien n'a rien. Au pire il me repoussera, qu'ai-je donc à perdre ?

 

Il y a du monde dans le métro. J'observe les gens et des idées idiotes me viennent à l'esprit, des idées qui me font douter. J'hésite tout à coup. Et si...

 

"Mais si, va-y fonce !" me hurle une petite voix intérieure.

 

Je vais l'écouter cette voix, qu'importe la suite...

 

Une force incroyable me pousse vers toi Antoine. Je ne sais pas si je peux la contrôler mais en ai-je seulement envie ?

 

L'abandon total sera le bienvenu car le piment que tu mets dans ma vie me plait.

Plus j'avance vers toi et plus l'excitation croît dans mon être tout entier. Mes caresses solitaires ne le seront bientôt plus. La pression monte mais le supplice est magnifique, délicieux et enivrant. J'arrive Antoine!

 

Madrid est une ville si agréable aujourd'hui! Je rayonne en filant droit vers le plaisir.

En passant devant une parfumerie dans la rue j'entre pour demander un testeur avec le tien que j'avais tout de suite reconnu. Ainsi tu m'accompagneras un peu le long de ce chemin vers toi. Je le passe délicatement dans mon cou, m'imprégnant ainsi de toi.

 

La pression monte encore d'un cran et je sens mon intimité de plus en plus humide. Les frottements de mes lèvres entre mes cuisses deviennent de plus en plus agréables.

 

L'envie me venant d'être plus sexy pour te revoir j'entre dans une boutique. Je flashe tout de suite sur un petit haut avec un profond col en V. Il est magnifique !

 

Je passe en cabine pour l'essayer. Il est parfait avec cette jupe plutôt longue et légèrement taille basse. Mes jambes sont entièrement cachées par mes grandes bottes. Je me plais bien ainsi et je suis certaine que tu vas aimer toi aussi !

 

C'est d'une démarche sensuelle et assurée que je sors de la cabine et paie le vêtement avant de reprendre ma route. Dans la rue je capte le regard des hommes sur moi, ils semblent fougueux les Madrilènes et j'aime ça. Je tente même d'imaginer ce qu'ils ont en tête mais sans y parvenir car toutes mes pensées reviennent vers toi.

 

Me voilà enfin dans la rue Humilladero, la "Plaza de Puerta de Moros" est au bout. J'arrive "mon amour" car ce sont bien là les mots que j'ai envie de t'offrir. Avec toi je ne désire pas une simple aventure sexuelle, j'ai envie de plus, bien plus mais sans pour autant changer ma vie.

 

Je ne sais si tes désirs sont les mêmes ? As-tu seulement pensé à moi ces cinq derniers jours? As-tu comme moi eu de folles envies que seules tes mains ont pu assouvir? As-tu envie de me laisser entrer dans ta vie ?

 

Je ne peux répondre à aucune de ces questions et pourtant je continue ma route. Plus que quelques mètres et je serai là.

 

Il est maintenant près de 11h00 et j'espère bien te trouver. Je dois être à la gare à 21h00 au plus tard et mon mari ne doit jamais savoir... Plus j'approche et plus mes pensées se brouillent. Entre la petite voix qui me dit "Allons Alicia, tu ne vas pas faire ça tout de même" et l'autre qui me glisse au creux de l'oreille "Alicia, fonce ma belle, profite et va au bout de tes envies".

 

J'arrive sur la place. C'est au numéro 9 tout comme mon numéro "Chance". En quelques enjambées, mi-impressionnée mi-désireuse, m'y voilà enfin. Une vitrine à l'ancienne et en bois tient place de devanture. Elle laisse à loisir découvrir les bureaux et les planches à dessins "comme avant". Il n'y a pas d'ordinateur en vue si ce n'est celui de l'accueil.

 

J'ai l'impression qu'Antoine doit se servir exclusivement de ses mains pour faire ses plans, dessiner et donner vie à ses idées.

 

L'idée de tous ces logiciels remplaçant l'homme me déplait, c'est un bon point de plus pour toi cher Antoine. Presque dans l'entrée une femme se tient assise derrière un bureau. Elle tape à une vitesse folle sur son clavier et je me dis que c'est sans doute la secrétaire. Elle a la quarantaine et semble douce.

 

Quatre planches à dessins sont disposées dans la grande pièce, c'est la seule qui soit visible avec l'entrée. J'imagine également des bureaux derrière ces portes pour préserver l'intimité des clients. Ils viennent tout de même ici pour y faire dessiner un peu de leur vie. C'est donc important pour eux d'y trouver un peu d'intimité.

 

L'endroit semble chaleureux, il est rempli de meubles anciens, tous en bois. Les couleurs sont chaudes dans cet immense bureau où personne n'a laissé la possibilité au froid de la modernité de passer la porte. Encore un point positif, me dicte mon cœur...

 

Plus loin se trouve sans doute une pièce avec les archives et tous les calques gribouillés ainsi que les esquisses et les dossiers de permis de construire. Très certainement des années et des années de travail y sont abritées.

 

Aux murs sont disposés de jolis croquis qui n'ont rien à voir avec l'architecture. Sont-t'ils de lui ?

 

Un jeune garçon de 20 ans tout au plus se trouve devant une des planches. Il est assis sur un tabouret avec à la main un crayon fin et il semble très concentré.

Celle de gauche est occupée par un homme plus âgé, la cinquantaine environ, il est lui aussi très concentré et en face de lui, Antoine !

 

Antoine qui dessine. Le revoir me fait un choc!

 

Je t'observe quelques minutes avant de me rendre compte qu'il y a un café juste en face. J'ai envie d'aller y boire un thé. Je pourrais ainsi continuer à te regarder, la rue est si étroite que j'y verrai sans doute tout aussi bien.

 

Je traverse, entre dans la bodega et m'installe à une petite table près de la vitrine. Tu es toujours là et si près de moi que mon cœur s'emballe, tu m'affoles. Je te dévore des yeux.

 

Sans même savoir ce que je vais dire, je compose le numéro de ton portable et m'installe confortablement dans mon siège au cœur de cette accueillante taverne. Je t'observe en écoutant le premier train de sonnerie retentir dans mon téléphone, puis une deuxième. Tu portes alors une main à ta poche pour en sortir ton téléphone.

 

Tu le regardes un instant sans répondre, sans doute parce que ce numéro t'est inconnu. Si seulement tu savais que je te vois! Tu décroches enfin pour m'offrir un "Allo" qui m'envoûte. J'y réponds doucement en te glissant :

 

« Bonjour, c'est Alicia »

 

À ce moment là, je te vois qui sourit, un sourire qui illumine ton visage. Tu penches la tête sur la gauche et pose ta joue dans le creux de ta main. A ta posture, je te sens comme gêné, ému. J'adore cela, tu sembles si heureux de m'entendre.

 

Je te dis que je suis à la taverne d'en face, "La Chata" dans la "calle baja" et que tu as juste à relever la tête pour me voir assise en face. Quand enfin ton regard croise le mien, il me transperce et ta voix me dit des mots que je ne comprends pas...

 

Au son de la mienne tu es tout ému et tu perds pied un instant en te disant sans doute que tu rêves, comme si une hallucination auditive s'emparait de toi. Tu te dis que cela ne peut pas être moi qui te rappelle. Tu l'as pourtant tant désiré ce coup de fil, regrettant de n'avoir pas toi-même pris mon numéro. Puis tout s'accélère dans ton esprit et tu vacilles.

 

Tu te demandes pourquoi tu m'as fui de la sorte, me laissant sans un au revoir dans ce wagon de train. Cette nuit d'amour était pourtant si belle! Sans doute même l'une des plus belles de ta vie à en croire ton émotion au simple son de ma voix. Tu espérais comme un fou que je verrais ton petit mot et que je garderais ton numéro pour te rappeler.

 

Cinq jours ont passé, tu n'aurais jamais imaginé me retrouver là dans ce bar où tu déjeunes régulièrement. Tu n'y croyais d'ailleurs presque plus à ce coup de fil tellement désiré. Celui de la femme, cette femme que tu as trouvée si sensuelle, mystérieuse et envoûtante. Le mien donc, et envoûté tu l'es.

En un instant tout défile dans ta tête et tu chavires. Tu penses peut-être que je viens juste te saluer avant de repartir. Les femmes savent être si cruelles parfois. Tu sembles si heureux de me voir, ton visage me le dit, ton regard, lui, te trahit.

 

Te voilà qui sort et traverse la rue pour entrer dans la bodega. Tu me sembles tout intimidé, c'est émouvant. Lorsque tu parviens à ma hauteur, je me lève en t'offrant mon plus charmant sourire. Tu commences à m'expliquer que tu n'espérais plus mais mon index vient se poser sur tes lèvres, il est suivi des miennes qui t'offrent un baiser.

 

Je pense que mon désir pour toi est palpable mais je me dois de t'annoncer que je repars le soir même.

 

Tu m'entraînes à l'extérieur et hèle un taxi.

 

- Hostal Abalu, calle del Pez, rápido por favor.

 

- Si señor.

 

Je sens ton regard sur mes fesses alors que tu m'ouvres la portière. Cette initiative n'était pas juste de la galanterie, tu sembles totalement hypnotisé. Par moi peut-être ?

 

Le chauffeur démarre à toute vitesse, nous traversons le quartier de la Puerta del Sol. Je ne peux m'empêcher de penser à notre rencontre dans le train du même nom.

 

À ce moment, tes bras m'enserrent et m'enveloppent, les miens font de même. Nos lèvres se trouvent, impatientes qu'elles étaient, nos langues s'enroulent l'une à l'autre, elles se cajolent. Nous en oublions presque le chauffeur qui n'en perd pas une miette, les yeux rivés sur son rétroviseur intérieur tout en roulant à une vitesse folle.

 

Le temps est comme suspendu et le trajet semble interminable à nos esprits. Il ne dure pourtant que quelques minutes, nous voilà devant l'hôtel. Celui-ci abrite de jolies petites chambres à la décoration chaleureuse où  je me sens tout de suite très à l'aise. La lumière est chaude et tamisée, tout juste ce qu'il nous fallait.

 

Nos corps affamés l'un de l'autre ne nous laissent pas le temps d'observer plus encore les lieux. Ils s'attirent, se trouvent et s'accrochent l'un à l'autre pour ne plus se détacher. Nos lèvres se retrouvent enfin et un interminable baiser débute alors que nous nous déshabillons mutuellement. Nos vêtements s'éparpillent dans la chambre. Tu ne me laisses que mon petit string avant de fondre sur moi en me jetant délicatement sur le lit et là ta bouche gourmande parcourt mon corps. Tes lèvres s'aventurent plus bas vers d'autres lèvres mais rencontrent le minuscule triangle d'étoffe qui me couvre encore un peu. Tu cesses un instant ta course, semblant savourer mon parfum intime. Mon corps se fait impatient et mes hanches viennent à ta rencontre. Mes mains se faufilent sous mes fesses et je fais tout lentement glisser mon string le long de mes cuisses. Tu m'observes comme ébahi par un tel spectacle. Je t'offre ma fleur mon tendre amant.

 

J'entrouvre tout doucement mes cuisses, te laissant admirer mon mont de Vénus et ma courte toison brune, mes grandes lèvres sont totalement rasées.

 

J'écarte un peu plus encore mes cuisses, mon sexe s'ouvre doucement et tu découvres alors mes petites lèvres. Elles sont parfaitement lisses et recouvrent en partie mon clitoris. Ma vallée des plaisirs est luisante de mes désirs.

 

Tu sembles comme hypnotisé par le spectacle que je t'offre, je me décide à te guider. Ma main passe doucement sur ton visage et le caresse, ensuite elle glisse le long de ta nuque pour t'attirer lentement au plus près de ma fleur pleine d'attente. Ta langue ne se fait pas prier et recouvre mon sexe, elle le cajole…

 

L'intensité de ce contact provoque en moi une vague de plaisir. Ta langue est si chaude et si douce que des frissons m'envahissent. Ils courent sur mon corps que je t'offre totalement et entièrement. Mes gémissements quant à eux t'encouragent.

 

Mon nectar glisse entre tes lèvres et pénètre ta bouche gourmande, il coule au creux de la gorge. Tu t'en délectes presque amoureusement, tes lèvres et ma fleur fusionnent à la perfection. Tu m'offres le plus délicieux des cunnilingus. Tu m'emportes en quelques minutes vers un orgasme puissant et libérateur. Il me laisse chancelante mais encore pleine de désir pour toi.

 

Antoine, je t'ai laissé entièrement maître de moi depuis nos retrouvailles dans la bodega, mais tu es maintenant à mon entière merci.

 

J'ai une envie sourde de sentir ta hampe tendue de désir pour moi entre mes lèvres humides. Que dis-je, inondées d'envie de toi. Mais ce ne sera pas sans t'avoir au préalable donner du plaisir, beaucoup de plaisir, au moins autant que celui que je viens de recevoir. Cet orgasme m'a délicieusement terrassée.

Le plaisir m'a emportée et fait perdre pied, à tel point que j'ai encore cette sensation de plénitude dans tout mon être. Chaque millimètre de mon corps est réceptif et l'envie de toi est toujours aussi intense.

 

Désireuse de prendre possession de toi et de ton corps, je t'allonge sans un mot sur le grand lit.

 

Je suis la maîtresse de ton plaisir à présent. Tu n'imagines même pas à quel point la vue de ton sexe tendu de désir pour moi m'attire. Ta hampe laisse s'échapper le fruit de ton excitation, j'ai très envie de te goûter et de me délecter de son goût quelque peu sucré.

 

Tu m'offres une vue incroyable sur ta queue, mes doigts sont palpitants à l'idée de caresser tes bourses vierges de tout poil ; ce détail m'excite encore plus.

Je me sens m'ouvrir un peu plus chaque instant, bientôt je serai prête à t'accueillir en moi. Pourtant je me retiens, c'est trop tôt, je désire me faire patienter avant de sentir ton sexe dur et large en moi. Le moment voulu je viendrai m'installer sur toi et je guiderai sensuellement ta hampe au plus profond de mon ventre. Mes gémissements te rendront alors fou de désir et de plaisir.

 

Mais avant cela je vais te déguster comme il se doit, pour se faire je me saisis doucement de ta verge afin de la décalotter un peu plus. Ton gland déjà violacé m'apparaît alors dans toute sa splendeur.

 

Quel supplice de devoir encore attendre pour te sentir en moi.

 

Mes lèvres se rapprochent de toi et ma langue glisse sur ton gland, tu mouilles toi aussi abondamment. Ma langue coquine fait glisser de ton nectar tout le long de ta hampe. Elle gonfle et grossit un peu plus chaque instant sous mes caresses buccales.

 

Tes gémissements sont un signe de tout ce plaisir qui t'envahit de plus en plus. Ton souffle est court, tes paroles me guident et tu me dis ce que tu souhaites, ta voix me chavire.

 

J'aime t'entendre me dire que c'est bon et que tu veux que je continue de la sorte.

 

Mes doigts caressent tout doucement tes bourses qui se tendent plus encore. Elles remontent légèrement à chaque caresse et je te sens qui t'agites un peu plus. Ton corps ondule en rythme,   je sens combien tu aimes que je prenne le contrôle. Mes lèvres te libèrent un instant pour mieux t'aspirer à nouveau et tu sursautes de plaisir.

 

Je mouille de plus en plus. Ma petite fleur s'ouvre pour toi Antoine.

 

Mon autre main vient se glisser entre mes cuisses, j'écarte mes grandes lèvres puis les petites.

 

Je glisse un de mes doigts dans le sillon de celles-ci, frôlant les petites entièrement gonflées et gorgées de désir.

 

Mon clitoris est impatient et je viens le calmer un peu tout en continuant à te caresser de ma langue. Tu es tout entier dans ma bouche, entre mes lèvres.

 

Mes mouvements s'accélèrent régulièrement, tu me cries encore combien c'est bon alors que je t'enjambe. Je presse ton sexe fort contre le mien, petite fleur pleine de désir, désir d'être protégée et d'être cajolée. Je n'y tiens plus !

 

Tu es mi-assis sur le lit et un des deux immenses oreillers te maintient dans cette position. Cela m'offre encore plus de pouvoir sur toi. Je maîtrise mieux chacune des ondulations de mon corps. Dans un mouvement agile et plein de sensualité, je fais glisser ta hampe impatiente et dure en moi. Tu mords ta lèvre inférieure comme pour éviter un petit cri, un gémissement prend sa place.

 

 

J'admire ton plaisir qui ne fait qu'attiser mon désir pour toi, il grandit sans cesse. J'entame de longs va-et-vient sur ta queue tendue, elle m'offre un plaisir intense. Mes gémissements emplissent la chambre.

 

Tu admires ma poitrine puis tu viens prendre possession d'elle. Un de mes fruits dans chacune de tes mains, tu malmènes mes tétons durcis à l'extrême. Ils sont douloureux, j'aime et je te le crie !

 

A ce stade tu n'es plus capable de me résister. Tes lèvres sont brûlantes de ton envie, elles capturent l'un de mes tétons si fièrement durcis. Elles l'enveloppent, l'aspirent et le sucent avant de l'abandonner. Afin de ne pas faire de jaloux tu fais subir le même doux supplice au second. Ta main reprend possession du pauvre abandonné qu'elle caresse avec avidité.

 

Sentant ta jouissance toute proche je ralentis mon va-et-vient, je te repousse tout doucement en t'offrant un doux baiser. Ma langue s'enroule à la tienne avant de l'abandonner comme à regret.

 

De la paume de mes mains, je prends un peu appui sur ta poitrine sans t'écraser. Juste ce qu'il faut pour me donner plus de prise sur ton corps. Je joue un peu avec ton gland en le faisant entrer et sortir de ma grotte.

 

J'éloigne ma fleur de ta hampe pour me caresser avec, la faisant glisser dans mon sillon. L'impatience te gagne, tu voudrais tant que je revienne et que je te guide pour me pénétrer encore.

 

Ma petite fleur se contracte pour rendre son ouverture plus étroite. Je la dépose sur ton gland violacé, autorisant ton sexe à entrer en moi de quelques centimètres seulement, jusqu'à sa corolle qui frémit sous cette caresse. Les sensations sont inégalables pour chacun de nous. Je te fais glisser en moi de la sorte à plusieurs reprises… Supplice incroyable, plaisirs indescriptibles !

 

Tu as gagné, je ne résiste pas plus et je reviens de plus belle. Mes mouvements de bassin se font plus rapides, plus brutaux également bien que la douceur soit le seul maître mot. Je te fais me pénétrer entièrement tout en contractant les muscles de mon intimité sur ta hampe. C'est un peu comme si je t'aspirais au plus profond de mon corps. Lentement je remonte le long de ta queue qui elle est comme aspirée, sucée et happée. Je renouvelle cette pénétration merveilleuse à plusieurs reprises avant de perdre pied. Le plaisir ne laisse plus place à la réflexion, je sens mon corps qui s'agite de plus en plus sur le tien. Le tien l'accompagne et je ne sais plus si c'est toi qui me pénètres ou bien mon corps qui m'empale sur le tien. A cet instant précis, nous ne faisons plus qu'un et le plaisir monte, il nous tourne autour...

 

Mon esprit se libère alors qu'une vague de plaisir m'envahit. Elle est sans fin, mon corps se cambre et mes muscles intimes se referment plus encore sur toi. Ils te font subir des contractions auxquelles ton plaisir ne sait résister. Tu jouis en moi dans un long râle mêlé à de troublants gémissements.

 

Tu maintiens fermement mes hanches sur toi comme pour me savourer un peu plus.

Les spasmes de mon plaisir continuent, je m'en délecte et je me laisse aller tout contre toi.

 

Lentement je libère ta hampe puis je m'allonge à tes côtés.

 

Mon regard plein de tendresse t'invite à d'autres jeux, quand tu le désireras...

Julie Timorées, textes déposés, tous droits réservés

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Commentaires: 9
  • #1

    battlelore74 (lundi, 03 septembre 2012 16:39)

    un vrai plaisir, les images s'enchainent spontanément dans ma tête,provoquant un véritable émoi .... très bien écrit, tout en douceur, sans vulgarité, c'est chouette .....

  • #2

    Julie Timorées (lundi, 22 octobre 2012 18:35)

    Bonsoir,
    Je suis ravie de ce si joli commentaire que vous m'offrez!
    Votre ressentit correspond tout à fait à ce que je désire transmettre au travers de mes mots...
    Merci beaucoup et au plaisir de vous lire :)

  • #3

    Jérôme (vendredi, 22 mars 2013 01:02)

    Malgré l'heure tardive à laquelle je devrais être couché depuis longtemps, je n'ai pu me décrocher de cette histoire captivante. On a tous envie de vivre de tels instants et l'espace d'une lecture je me suis imaginé en Antoine avec Alicia...Encore merci, je suis fan...

  • #4

    Julie Timorées (mardi, 28 mai 2013 19:11)

    Bonsoir cher "Fan"
    Tu sais Jérôme, cette histoire est l'une de mes préférés, je suis donc ravie de tes mots!!
    Merciiii :)

  • #5

    Andrew_S (lundi, 24 juin 2013 00:32)

    Chere Julie,
    Je suis top heureux de decouvrir ton site superbe:-))
    Tes nouvelles sont incroyablement tendres et excitants au meme temps, mais "Alicia" c'est une petit chef d'oeuvre pleine de douceur.
    Grand merci pour m'offrir une plaisir si delicate de tous sens!!
    Je viens te relire plusieгrs fois))

  • #6

    Lola (mardi, 27 janvier 2015 23:33)

    Une douceur palpable dans se magnifique texte, merci beaucoup

  • #7

    Lola (mercredi, 20 mai 2015 19:20)

    Bj, je suis Lola du site www.dialogue69.com
    J'ai bcp apprécié la lecture de ton récit. Tu as bcp de talent.
    N'hésites pas à publier tes récits sur mon site www.dialogue69.com
    Des auteurs indépendants y publient des histoires sexes, des récits érotiques comme les tiens.
    Bises

  • #8

    eric (Shams) (lundi, 14 décembre 2015 10:25)

    Merci pour ce voyage. Vos mots nous conduise au delà de nos maux...Sans Mots dire, je vous lis et dans ce silence, j’écoute, ce que mon âme lis entre les lignes.

    Continue donc à faire raisonner, chacune des cellules, prisonnière de tant d amertume. Ébranlé par le salut et les offenses fraternelles qui bientôt n'auront plus sens que dépasser tout attente de plaire.

  • #9

    Naipas (lundi, 12 mars 2018 16:30)

    C'est bien écrit. Mais... on dit "UN" pétale. "Tu découvres une à une chacune de ses pétales" écrivez-vous. C'est une faute le mot pétale est masculin. Il fallait écrire:"un à un chacun de ses pétales". À part cela, récit attachant. Continuez.

Le préservatif est rarement présent dans mes récits mais il est très important de toujours vous protéger!

TOUJOURS !