En solitaire, ou presque...

J'aime quand tu "aimes" alors je m'installe sur le canapé, allongée sur le côté, tournée vers toi. Un coussin glissé entre mon dos et l'accoudoir me cale les reins. J'ai pris soin au préalable de retirer mon string déjà tout humide à l'idée de ce qui l'attend.


Je remonte lentement ma robe sur le haut de mes cuisses, mes genoux à demi repliés et mes jambes écartées laissent clairement voir mon intimité, presque offerte.


Mon regard est taquin et malicieux, il est même prometteur, je glisse doucement un doigt entre mes lèvres humides, je le suce, le mouille bien et le dépose doucement mais fermement sur mon clitoris. Commence alors de douces caresses en te regardant droit dans les yeux.


Tu es assis en face de moi dans le tiers restant du canapé. Tu as posé ta main droite sur la cambrure excessive de mon pied gauche, tu le caresses doucement de bas en haut. Arrivé aux orteils, tu remontes doucement et je me cale sur ton rythme pour mes caresses.


J'ai maintenant deux doigts posés sur mon sexe presque entièrement rasé, l'un titillant mon petit clitoris affamé, l'autre se faisant tranquillement un chemin entre mes petites lèvres, doucement, calmement. N'oublie pas, j'ai toujours mon regard provoquant plongé dans tes yeux, j'aime que tu me regardes bien en face. Tu sens très bien que si tu baisses le regard, tu risques de rompre le charme qui opère là, et que tout cela cesse.


Toujours le regard plongé dans le tien, mon autre main se fait un plaisir de venir tendrement se saisir de mon sein droit, c'est le plus sensible des deux. Cette main le maltraite un peu, mais il est déjà si dur et si tendu que c'est presque superflu, je dessine quelques ronds autour de lui. Mon corps se cambre sous mes caresses, ma main descend ensuite tout doucement, caressant mes côtes, toujours côté droit. Passant sur mon ventre et ma taille pour enfin trouver, mais éviter, mon sexe. Préférant aller se glisser à l'intérieur de ma cuisse, remontant doucement vers mon genou, j'en frémis de plus en plus.


Je ressens tout un tas de sensations que j'ai du mal à gérer, elles sont présentes toutes en même temps, c'est très grisant. Mon pied, très agile, vient tout délicatement faire pression sur ton pantalon. Il trouve très rapidement sa proie, ta hampe tendue est sous mon pied, je sens que tu aimes ce contact, ton corps me parle, tu appuies un peu plus fort ton bassin et ton sexe contre mon petit pied. Doucement, tout doucement je le fais aller et venir entre tes cuisses.


Ma main gauche n'a pas oublié ce qu'elle faisait et je continue à me caresser sensuellement le clitoris. L'autre, toujours à l'intérieur de ma cuisse remonte vers mon sein, je me sens fondre, chavirer et je vais t'embarquer avec moi.

Le désir et le plaisir monte de plus en plus, je le sens là au creux de mon ventre.
J'aime cette attente que je me fais moi-même subir. Cela m'excite d'attendre au maximum sous ton regard affamé, mon premier orgasme en sera d'autant plus fort. Ma main sur mon sein se fait de plus en plus pressante, mes doigts commencent à fouiller avec gourmandise mon sexe trempé et palpitant d'attente. Je ne tiendrai sans doute plus très longtemps. Il faut que je me calme un peu et que je me concentre plutôt sur mon pied qui n'a pas cessé de caresser ton sexe. J'aimerais que tu sois nu, la magie aidant tu te retrouves donc nu à mes côtés, mais le seul contact que je t'autorise est celui de mon pied.

Je vois bien à ton regard que tu as d’autres idées pour moi, mais là je m'occupe de moi et tu regardes!


Interdiction de toucher, pour le moment seulement... C'est moi qui décide et tu n'as pas d'autres choix que celui de me détailler alors que je me caresse avec volupté.

Mon regard te parle et te dit combien j'y prends plaisir, il est évident que j'aimerais beaucoup que tu me pénètres, là, maintenant, avec force et douceur à la fois, mais j'ai également envie de te faire languir et patienter, cruelle que je suis.

J'en ai bien conscience et cela m'excite toujours autant !


Ton regard qui se fait caresse sur moi rend les miennes encore plus savoureuses. J'imagine ta main agile qui me caresse, le désir monte encore d'un cran, mes sens sont tous en alerte, la tête me tourne un peu. Mes pensées s'égarent un instant puis ma seconde main vient rejoindre la première au creux de mon sexe humide. Ta langue serait la bienvenue, mais ce serait faible de ma part, je me dois de résister pour te prouver que tu n'es que dans mes pensées, que ce n'est pas réel, que tout cela est virtuel malgré la force des sentiments que j'éprouve. Je repense à tes mots qui m'ont tant émue et excitée tout à l'heure.


Ma main gauche commence un petit va-et-vient sur mon petit bouton gonflé et y exerce une douce pression, mon autre main et mes doigts se pressent sur l'entrée très humide de mon sexe, doucement, très lentement ils se fraient un chemin. Chemin qui va me mener au plaisir, d'abord un... puis deux, puis c'est maintenant trois de mes doigts qui me pénètrent.

J'aime tant cela, mes doigts, tout petits doigts, trop petits doigts qui me branlent avec force et douceur, je me connais presque par cœur. Les points les plus sensibles, les gestes les plus jouissifs sont pour moi si facile à atteindre. Le plaisir a une saveur, des saveurs si particulières en solitaire que j'aime découvrir, encore et toujours toutes les facettes de mes différents types d'orgasmes.


Je pars à la découverte de moi-même, à la découverte de mes plaisirs, chaque fois un peu nouveaux de part les sensations, sans cesse différents et toujours enivrants. Je m'autorise toutes les pensées que je veux quand je suis seule ainsi, mais là, sous ton regard gourmand et plein d'une impatience indécente, c'est toi qui attise le feu de mon corps, ce sont tes yeux qui guident mes mains, tes envies qui me donnent vie, c'est toi qui m'inspire tout cela.



Si tu le désires, je t'autorise maintenant à me toucher, me caresser, je partage mon corps brûlant avec toi, si tu le désires...

Tu décides de reprendre possession de moi car tu le sais, tu le sens : un premier orgasme serait le bienvenu. Il nous permettrait ainsi de continuer notre si charmante découverte en lui offrant une toute autre dimension où le plaisir serait notre seule raison d'être. Je me laisse emporter par tes va-et-vient, ils me procurent un plaisir inouï, ils me chavirent. Nous ne faisons plus qu'un, fusion parfaite, mon corps se cambre sous tes assauts, chacun de tes mouvements, chaque vibration de ta verge est ressenti par mon corps tout entier. Je gémis, presque en silence, mon souffle se fait court, le plaisir monte. Je ressens comme une douce tension, imaginaire certes mais si plaisante, le plaisir se répand en moi, mon bas-ventre, mes lèvres ouvertes, offertes et pénétrées. Il descend entre mes fesses qui frissonnent, frustrées d'avoir été abandonnées...

Le plaisir me chavire. Tu n'y tiens plus et pourtant tu as encore bien d'autres envies à l'esprit, ne pas jouir déjà, mais me faire jouir. Tu m'abandonnes quelques secondes, laissant mon corps se reprendre et se reposer l'espace d'un instant. Tu me laisses désireuse, mais si peu de temps que sentir tes doigts à nouveau sur moi, en moi est...


Elle est indescriptible la sensation, ta langue a décidé de protéger mon clitoris gonflé du contact de mes petits doigts à moi, tu désires être "l'unique", celui qui me mènera jusqu'à l'orgasme. Ta langue joue et m'aspire, de ma main gauche je te caresse, j'ai la tête ailleurs, toute à mon plaisir. Tu réagis très vite et je te sens déjà durcir à nouveau sous mes doigts agiles, je prends mon temps, désirant maintenir la pression. Deux doigts gourmands me pénètrent, ils vont avoir raison de moi, je le sais, je le sens...


Mon cerveau se libère et savoure, ma main t'abandonne, une première vague de plaisir m'emporte, mon corps s'agite et suit les longues saccades de mon plaisir. Tes mouvements suivent mon plaisir silencieux, fait de râles et de gémissements, je me mords les lèvres, très fort, sans doute presque jusqu'au sang, j'aime jouir en silence. Pourtant, là, mes gémissements sont sans doute en train de bercer cette chambre d'une complainte adorable, à rendre jaloux celui qui entend, mon plaisir ne peut pas passer inaperçu, même si je me crois silencieuse.


Ta langue avait quitté mon clitoris et à présent tu me regardes, tes doigts toujours en moi alors que les contractions de mon vagin s'espacent. Mon regard peut à nouveau se plonger au creux du tien, me sentir jouir ainsi sous tes caresses t'a encore un peu plus tendu. Tu me laisses quelques secondes de répit, ma respiration va reprendre son court normal. Le désir est toujours là, bien présent, j'ai envie de m'occuper de toi, que tu sois à moi, ma "chose" si j'ose dire, celle qui n'aura d'autre choix que de se plier à mes envies et subir mes doux supplices....

 

...Tu ne l'entends pas de la même façon et tu me fais mettre à genoux devant toi, tu promènes un peu ta hampe tendue entre mes lèvres trempées de mon nectar. Tu me pénètres d'un coup, jusqu'à la garde. Commencent alors de longs va-et-vient qui s'accélèrent de plus en plus ; je sens ta hampe puissante prête à jouir en moi, mon orgasme est proche. Je m'abandonne entièrement, le plaisir me terrasse, je suis au bord de l'orgasme, sensation ô combien merveilleuse, mes muscles se contractent sous tes assauts. Mon souffle se fait court, le plaisir monte et tu fais tendrement durer ce supplice que j'adore, je me sens prête à exploser. La tête me tourne quelques instants, je suis ailleurs, mes pensées se bousculent, s'entrechoquent et se mêlent avec plaisir, un orgasme merveilleux me traverse toute entière, tu jouis à ton tour, ton râle de plaisir me comble alors que ta semence se répand en moi.



Nous nous endormons dans les bras l'un de l'autre, comblés de nos orgasmes respectifs. Nos deux âmes qui pour un temps furent en parfaite fusion savourent.

Julie Timorées, textes déposés, tous droits réservés.

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Commentaires: 12
  • #1

    DAF (mardi, 01 février 2011 16:47)

    Il va s'en dire que l'on se laisse envahir par une ribambelles de délices, de sensualité et d'extase.
    On déguste la scène pleinement et l'on savoure à travers une vision imaginative et libertine l'orgasme du moment.
    Comme l'a dit le divin marquis dans la philosophie dans le boudoir:
    La mère en recommendera l'histoire à sa fille.

  • #2

    Julie Timorées (mercredi, 02 février 2011 19:08)

    Bienvenu dans mon petit univers Donatien Alphonse François,

    Mais je devrais peut être plutôt vous appeler Mr Le Marquis (de Sade donc!)
    Vos mots sont un plaisir, je suis ravie de tout ce que vous évoque mes écrits. Je ne suis pas certaine de mériter autant de compliments mais pourtant je vais les savourer avec délice, merci!

    Je suis ravie que vous vous soyez attardé pour un temps entre mes lignes, j''espère vous relire un jour où l'autre,

    Au plaisir,

    Julie...

  • #3

    Kylian'n (dimanche, 06 mars 2011 15:42)

    Waouh...
    Ce sera tout ;)

  • #4

    Sébastien (jeudi, 10 mars 2011 14:51)

    De retour sur le site, j'ai eu la joie d'y découvrir de la nouveauté, et quelle tension dans ce texte (sans jeu de mots...). L'esprit ne se relâche pas une seule fois à la lecture, comme souvent.
    Encore du bon travail, Julie.

  • #5

    didierot13 (dimanche, 27 mars 2011 18:57)

    Bravo pour cette sensualité exacerbée et bien couchée sur les lignes...On a envie de se lier dans cette légèreté et l'érotisme que sont le plaisir de te lire et j'avoue que te dire que j'aime est bien faible par rapport au noeud dans mon estomac et...je ne le dirais pas, au cas où des âmes sensibles se perdraient!

  • #6

    Vaness (lundi, 04 avril 2011 13:54)

    Si je te disais que ton texte m'a aidée à lâcher prise...

    Tu as un don merveilleux pour faire naître de capiteux désirs au plus profond de nous... je n'ai même pas honte de m'être un instant faite voyeuse de vos jeux amoureux.

    Bel écrit, amitiés.

  • #7

    Julie Timorées (mardi, 12 avril 2011 11:11)

    Bonjour,

    @Kylian’n, juste un joli « merciiiii », il suffit parfois de peu de mots…

    @Sébastien, je suis ravie de t’avoir captivé avec ce texte cher ami, tes mots sont un plaisir, comme souvent :-)

    @Diderot, bienvenu dans mon antre, j’apprécie tes mots remplit de sensibilité, et tu as raison, ne le dis pas, juste au cas où, sourire

    @Vaness, heureuse d’avoir pu te permettre ce lâcher prise, je vais faire de mon mieux pour faire bon usage de ce pouvoir là pour éveiller encore et toujours de jolis désirs :-) Merci de tes mots.

    Au plaisir de tous vous lire à nouveau, ici ou ailleurs,
    Julie qui apprécie sincèrement vos passages sur ses écrits :p

  • #8

    ades (jeudi, 15 décembre 2011 15:27)

    merci julie pour ces delicieuses lignes ils aiguisent m imagination au plaisir de te relire

  • #9

    David Space (samedi, 07 janvier 2012 22:19)

    Je reviendrai...

  • #10

    Julie Timorées (samedi, 11 février 2012 16:12)

    @ Ades, merci beaucoup, c'est un réel plaisir pour moi de savoir qu'au travers de mes lignes passent des émotions, des sensations... au plaisir également :)
    @ David Space, bienvenu dans mon petit univers, la porte vous est grande ouverte, au plaisir de vous relire par ici David :)

    Merci encore à vous 2 :)
    Julie...

  • #11

    COQUEL (mercredi, 18 novembre 2015 20:26)

    ce texte est très bien écrit et plein de sensualité . C'est exactement ce que j'appelle de l'érotisme .

  • #12

    Aizac (mardi, 19 juillet 2016 12:34)

    Merci de m'accueillir et de me donner accès à tous ces mots .....,

Le préservatif est rarement présent dans mes récits mais il est très important de toujours vous protéger!

TOUJOURS !